Avoir besoin d’un modèle pour dessiner (défi jour 27)

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Transcription texte :

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo, je m’appelle Roy Pallas, auteur rédacteur du blog le dessin et artiste voyageur et dans cette vidéo, je vais vous donner en fait mon opinion sur les modèles voilà, quand les utiliser, pourquoi les utiliser, comment les utiliser et à quel moment, voilà, s’en détacher. Donc, juste avant ça, vous êtes libre de vous inscrire à ma chaîne YouTube si jamais vous ne voulez rater aucune de ces petites vidéos que je fais en cinq minutes à Cracovie pour mon défi de trente jours. Pour ça, vous cliquez juste sur le petit carré qui se trouve en bas à droite de votre de votre écran, de la vidéo et c’est le bouton, s’abonner sur YouTube, si jamais vous ne connaissez pas. Ça se repère assez facilement, ne vous inquiétez pas.

Alors, pour les modèles, c’est vrai que j’ai suivi beaucoup de cours en atelier et il y avait toujours des modèles, il y avait forcément une personne qui posait toute nue devant nous et puis on devait la croquer, au sens figuré. Au sens figuré, on devait la croquer, la personne et le professeur nous disait toujours de prendre appui sur le modèle et d’exagérer, d’y mettre notre ressenti et moi, ça me paraissait vraiment abstrait et je me disais : mais qu’est-ce qu’il veut qu’on fasse finalement ? On dessine la personne comme elle est, ça ne va pas, de toute manière, il nous demande juste, il nous dit comment on doit dessiner en une minute, quelques fois, en trente secondes et au début, moi, ça me paralysait, je ne savais pas quoi faire et après en plus de ça, en plus de cette vivacité, il fallait qu’on y mette notre ressenti là-dessus, alors c’était assez, c’est assez complexe, mais après quelque temps, je vois un peu mieux ce qu’il voulait dire. C’est-à-dire qu’en fait, on doit prendre appui sur le réel, sur ce que l’on voit, mais lui apporter de la valeur, de la valeur dans le sens de notre ressenti, notre interprétation de ce qu’on l’on voit de cette personne-là. Une interprétation de ce qu’on ressent de cette posture, comment on la comprend, et en fait le dessin, c’est une traduction de notre, de notre analyse, si vous voulez, de notre analyse du réel.

Ça, je vous renvoie au livre de Kimo Nicolaide de Natural Way to Draw, où il explique justement que, plus on a conscience de l’expérience qu’on a sur du réel, plus on est connecté au réel, mieux on dessine. Il donnait un exemple, par exemple celui du Golfeur. Un Golfeur qui a pratiqué le Golfe pendant des dizaines d’années, même s’il n’a jamais pris des cours de dessin, il saura redessiner un club de golf, simplement parce qu’il a en mémoire l’expérience de cet objet-là, il connaît le poids, la forme, la texture et tout. Donc il en est capable même s’il n’a jamais pris des cours de dessin. Et en fait, voilà, le dessin, c’est la traduction de ce que l’on voit, en fait de notre connaissance, de ce que l’on voit, comme on le voit et plus cette connaissance est précise et peut, on peut vous présenter de manière fidèle ce que l’on voit.

Donc, ça c’est la première étape et ensuite lorsqu’on a compris que, lorsqu’on a vraiment compris ce qui se passe devant nous, en ce moment-là, bah on peut faire intervenir notre ressenti. On peut y mettre des choses qu’on ne voit pas, que personne ne voit, sauf, nous, on ne les voit pas, mais on les ressent. Bon, par exemple, bah voilà, quand on dessine une posture de quelqu’un, on peut exagérer certaines, par exemple les contrastes postaux, donc le contre poids de cette personne, si elle est en appui sur une jambe ou une autre, on peut exagérer, les membres, on peut les allonger, on peut les raccourcir. Si la personne est corpulente, on peut la grossir, on peut également jouer sur les couleurs et puis si la personne a une carnation un peu comme moi, un peu brune, on joue sur ces contrastes-là, et finalement, avec ça, ajouter des éléments que seuls nous, on peut interpréter, on peut créer en fait finalement, et là, ça devient artistique. Ça devient artistique parce que c’est une affaire de perception, c’est singulier, c’est notre interprétation, voilà. Et à savoir sur cette question-là du modèle, en fait, tous les, je ne vais pas dire tous les, c’est un peu difficile de faire des généralités comme ça, mais par exemple, prenez Picasso, vous pouvez vous dire, ça ne ressemble pas du tout au réel, ce qu’il fait, le cubisme, les portraits et tout ça qu’il fait, ça n’a rien avec le réel, mais pourtant il parle de gens, il parle de photos, de documents et il les transforme. Ensuite c’est dans cette optique-là en fait qu’il faut comprendre l’utilisation du modèle. On part de quelque chose et puis on le déconstruit pour faire une autre chose. Et puis, voilà si vous avez de la chance, vous deviendrez un Picasso et vous vendrez des tableaux à des milliers de gens comme ça. Mais, sérieusement, vous partez vraiment de quelque chose que vous voyez et puis vous réorganisez la composition. Ça peut être vraiment très simple. Par exemple dans mes cours de carnet de voyage, ce que je fais c’est que je dis aux élèves, vous prenez le paysage que vous voyez, que vous voyez et sur la feuille blanche, vous êtes libre de faire ce que vous voulez. Donc ce modèle-là, par exemple vous avez un arbre qui est mal placé, vous voulez le déplacer un petit peu, eh bien sur le dessin, vous êtes libre, vous pouvez le faire. Vous n’êtes pas obligé de coller à la réalité et vous pouvez rajouter des objets, vous pouvez donner un effet fichage, si vous voulez le faire. Vous pouvez déplacer, agrandir, réduire, faire ce que vous voulez sur votre dessin et vous n’avez pas besoin de la permission de quelqu’un, vous n’allez pas avoir peur que quelqu’un vous dise : l’arbre, il n’est pas à cet endroit normalement. Bah non voilà, c’est à ce moment-là, lorsqu’on se détache du réel et qu’on commence à le manipuler, c’est là qu’on devient un peu plus artiste. Donc, on a besoin des modèles, mais on doit, entre guillemet le mettre de côté au nom de l’art, au nom du goût que l’on a et de notre choix artistique.

Donc, voilà mon interprétation de cette question-là au sujet des modèles donc…

 

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