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Voir les erreurs avant la fin du portrait

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13March 2016
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Il est 16h31, je suis toujours en recherche d’appartement mais même si je n’ai pas le temps d’écrire parce que je cours d’un bout à l’autre de Cracovie, j’ai pensé à vous publier une autre petite vidéo sur les techniques pour voir les erreurs avant la fin de son portrait.



Moi j’ai 4 actions à vous proposer de faire régulièrement pendant ces pauses. Alors l’écart entre les pauses peut être, ça dépend de la durée de votre dessin. Sur des dessins très longs, les pauses toutes les 30 minutes, ça ira bien. Pour un croquis, eh bien on fait une ou deux en 10 minutes et c’est, voilà, ça ne prend vraiment pas beaucoup de temps et ça peut vous éviter d’avoir des résultats un peu étranges.

Donc c’est aussi pour ça que je vous ai fait faire cet exercice avec  tout ce décryptage, toute cette analyse du modèle pour approximativement vous habituer à utiliser votre compas dans l’œil et au fur et à mesure, vous détachez un petit peu de tous ces schémas, de toute cette technique-là pour uniquement dessiner, voilà, de manière juste, voilà, subjective et puis spontanée, le visage d’une personne. A force de faire ça, vous allez approximativement aiguiser votre sens de proportion et tout ça. Mais en attendant lorsque vous faites un dessin, faites quelques pauses et accomplissez chacune des actions que je vais vous citer là.

La première, celle que moi j’utilise le plus souvent c’est la mesure au crayon, pour ça, vous savez comment ça se passe. C’est, vous prenez votre crayon, vous positionnez l’extrémité sur une partie, par exemple là, je vais mesurer l’œil. Je vais positionner mon extrémité du crayon là, et avec mon doigt, je vais essayer de le positionner au niveau de l’extrémité opposée de l’œil ici. Donc là, j’ai fait ma mesure et voilà ce que ça donne en fait. J’ai cette mesure-là et que je peux ensuite reporter. Donc ça c’est pour mesurer au niveau des proportions, bon là, mon dessin est plus petit que celui-ci mais déjà on peut avoir une petite idée. Pareil pour le nez alors, je positionne mon extrémité au niveau du nez, après je vais mettre mon doigt entre les deux yeux sur la ligne des regards et là, je vais reporter. Encore mon dessin est un peu plus petit, et mon crayon, il dépasse légèrement. Donc ça pour les proportions mais aussi pour les, justement pour les axes, la ligne du regard, pour vérifier que tout est parallèle, donc par exemple, là. Là, c’est légèrement plus incliné.

Au fait, vous prenez votre crayon, vous voyez qu’il est légèrement incliné comme ça, vous le reportez et vous réajustez pour obtenir la même, l’inclinaison par rapport au sourcil. Par rapport au sourcil, des deux extrémités, ici et ici et lorsque je traine mon crayon, il y a une certaine inclinaison. Eh bien là, c’est fait pareil et je remarque que l’inclinaison est beaucoup plus prononcée du côté gauche et que le crayon penche beaucoup plus. Donc ce visage-là, cette ligne-là, s’incline de regard et incliné vers la gauche. Donc elle tombe un petit peu dans son stat. Masi de façon visuelle, ça se voit.

On peut faire la correction également par-là, sur le profil, sur le contour du visage. Là, on le voit aussi que l’inclinaison est beaucoup plus prononcée.

Donc, après il y a aussi la deuxième action, c’est l’observation, c’est juste on va regarder le modèle, on va comparer voilà, en comparant le dessin et le modèle, on va juste reculer et alterner, regarder le modèle, le dessin, le modèle, le dessin, le modèle, le dessin. Ça, c’est le plus simple, c’est que font la majorité des gens. Donc après, il y a aussi le niveau des valeurs, là on peut corriger les valeurs en plissant les yeux alors qu’on plisse les yeux jusqu’à ce que ça devienne un peu flou et que ce qu’on voit est assombri. De cette manière, on peut mieux cerner toutes les valeurs de gris. On voit mieux en fait les zones qui sont éclaircies, par exemple ici, là, ici. On perçoit au fait mieux les dégradées et les différentes valeurs.

Donc à partir de ce moment-là, quand on a plissé les yeux, on peut mieux définir les zones d’éclairage qui sont sur le dessin. Moi, je vais là, pour le coup, je vois ici qu’il y a une espèce de triangle qui se forme, donc je vais le reproduire par là. Ici aussi, c’est plus clair et ça, c’est quelque chose que je n’avais pas vu lorsque je faisais juste mon dessin la première fois. Voilà, je n’avais pas plissé les yeux. Alors là, je remarque que c’est un peu plus sombre par ici donc je vais appuyer un peu plus et j’ai remarqué aussi là que je dessine des valeurs en suivant la forme du crâne. Là, je ne suis pas en train de faire des hachures dans le sens-là. J’utilise des lignes de surface, ce qui donne des informations supplémentaires pour le dessin, pour le rendre plus riche. Après, ce n’est forcément pas que de ce sens, on peut faire ça aussi. Donc ici c’est plus clair j’allais dire. Ils sont plus sombres. On va remarquer qu’ici aussi, légèrement  plus clair. Donc ça va…

Alors voilà, par exemple, je ne vais pas non plus trop m’éterniser là-dessus mais, en fait voilà, il faut plisser les yeux, regarder votre modèle comparer au dessin et voir les endroits les plus sombres pour les retravailler.

Voilà, ça c’est la troisième phase de la pause observation. Pour le dessin, par après il y a l’oreille aussi également juste qu’il soit comme ça.

<!–more–>Et en dernier, ce que je voulais vous montrer également, c’est le trait de crayon invisible que vous pouvez faire uniquement, en fait, il s’agit juste de tracer une ligne sans toucher le dessin. D’abord, c’est votre modèle, par exemple si j’ai envie de comparer cette courbe-là avec celle-ci, en fait tous les petits détails, c‘est des mouvements de cette courbe qui sont à l’intérieur, eh bien je vais redessiner dessus sans toucher le modèle et après essayer de refaire le même ici. Pareil pour le mouvement des sourcils, je peux faire ça et voir si c’est à peu près le même. Donc là, non, il faudrait que je creuse un peu plus ici en fait jusqu’à obtenir…

On peut le faire aussi juste avant de tracer le dessin, le faire une première fois, un mouvement invisible et ensuite dessiner par-dessus. Mais on peut aussi, voilà, l’utiliser pour vérifier, juste un peu vérifié, voilà comme si on effleurait en fait. Les oreilles… Par exemple, là, rien qu’à ce mouvement-là, on sent que l’oreille-là est carrément plus petite, ça fait agir la mémoire du corps et les perceptions qui existent un petit peu. Donc en plus l’avantage c’est que ça évite, ce mouvement invisible d’avoir un stress, de tracer un trait sur le papier et vous savez, de demander, est-ce que ce sera un bon trait ou pas ? Il y en a que ça paralyse de devoir dessiner une ligne comme ça, de démonter un dessin ou de placer le premier trait et il y en a vraiment que ça bloque et donc, ce trait furtif-là, ça donne déjà un petit peu, ça permet de rentrer dans le bain tout doucement du dessin et voilà, de voir le mouvement qu’on va faire, ça peut sécuriser, ça peut rassurer sur l’exécution du trait par la suite lorsqu’il y aura vraiment une trace juste après.

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