Akicraveri, illustrateur en littérature pour enfant

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Un article spécial consacré à Akicraveri, illustrateur en littérature pour enfant. J’ai saisi l’occasion pour lui poser des questions concernant son parcours et le déroulement des étapes de ces deux romans. (C’est ma première interview, elle n’est pas parfaite donc je vous demanderai d’être indulgent :))

 

(transcription texte non littérale)

Roy : Bonjour et bienvenu. Je m’appelle Roy Pallas, je suis l’auteur du blog « le dessin » et cette semaine je reçois un dessinateur professionnel qui s’appelle Pascal, alias Akicraveri. Pascal bonjour.

Bonjour Roy

Roy : Pascal a illustré deux romans pour enfants et qui ont été récemment publié chez Morrigane l’un s’appelle l’or des celtes donc c’est une intrigue, un roman d’aventure écrit par Valéry Le Bonnec. L’autre titre c’est le fabulleux roman de Sacha, alors fabuleux avec deux “L”. C’est un roman plus fantastique et dans la lignée de “l’histoire sans fin”, un conte pour enfants. Et l’auteur de l’or des celtes c’est Angélique Barberat.

Ma première question c’est, est-ce que tu as suivi des cours de dessin? Est-ce que tu peux me parler de ton cursus en dessin, de ta carrière et comment tu as commencé?

En fait j’ai commencé à dessiner avec ma sœur, je faisais des bandes dessinées. J’ai commencé à l’âge de 11 ans. On se basait sur ce qu’on regardait à la télévision, on inventait nos histoires ma sœur était quand même une meilleure dessinatrice que moi, mais c’est plutôt moi qui ai commencé à en faire réellement. Mais au départ je n’étais pas réellement intéressé par le dessin. J’étais plus…comment, pas Plan-plan. Mais j’étais plus axé sur le côté industriel et sur le nucléaire, des trucs comme ça. Il y a longtemps !

Après je me suis rendu compte que ce n’était pas ma voie du tout. En fait on m’a balancé là-dedans comme ça. On ne m’a pas demandé mon avis, c’était dans les années 90, on ne demande pas trop leur avis aux jeunes sur leur avenir et ce qu’ils veulent faire. Moi on m’a balancé là-dedans c’est moi qui en fait ait voulu travailler avec dans le dessin. Je suis allé chercher moi-même l’information.

J’avais 17 ans quand j’y ai vraiment vraiment pensé, je suis allé voir les foires et salons et j’ai trouvé un CAP de dessinateur publicitaire. La j’ai eu une formation hyper stricte et axée sur la conception de logo de manière manuelle, il n’y avait pas d’ordinateurs en ce temps-là. C’était en 95 c’est pas si vieux que ça.

 

Roy : 95, non..

Et ensuite quand j’ai vu que ce CAP ne me mènerai pas à grand-chose après je suis arrivé à trouver une autre formation. Mais dans un lycée un peu plus huppé mais pas huppé … c’était peut-être l’environnement qui voulait ça, c’était à la Martinière à Lyon qui était connu artistiquement et c’est par dossier. En fait il proposait un cursus sur trois ans mais je n’en ai fait que 2, parce que j’avais déjà un niveau dans le dessin qui me permettait d’intégrer la deuxième année.

 

Roy : Donc en fait tu as fait une espèce de… C’est même pas une validation d’acquis mais tu avais déjà un bagage suffisant qui se sont dit que ça ne lui servirait à rien de faire une première année et donc ils t’ont fait passer directement à la deuxième. OK bon déjà c’est pas mal.

Voilà j’ai fait ça pendant deux ans et j’ai acquis un peu d’histoire de l’art, de la peinture abstraite. Et ce que je pourrais reprocher à cette école c’est que, à part nous apprendre des techniques tout ce qu’il y a de plus traditionnel, on n’apprenait pas vraiment le dessin. On ne dessinait pas des êtres humains, on ne faisait pas de nu, on ne nous apprenait pas comment dessiner une illustration et comment appréhender ce genre de choses la. Je suis devenu autodidacte à ce moment-là.

Roy : Ah d’accord, en fait tu as été un petit peu frustré parce que tout le long de ton cursus c’était plutôt du dessin pratique (publicité) et toi tu voulais plutôt de l’artistique. Un dessin qui permettait de mettre sur papier ce que tu avais au fond de toi, faire des histoires et ce genre de choses.

Oui parce que je faisais des bandes dessinées de mon côté je les montrais à mes professeurs, à mes camarades de classe. C’est quand même un milieu un peu élitiste, un peu comme les beaux-arts. Je sais pas si t’as fait les beaux-arts mais j’ai eu beaucoup d’échos très négatifs concernant les beaux-arts. Je sais pas si tu y a été.

Roy : Non, non moi je n’y ai pas été je connais juste quelques personnes.

De toute façon là où j’ai été aussi il y a des clans, c’était des clans. Enfin j’étais un des plus âgés, pas de beaucoup mais ils étaient assez particuliers, ils avaient peut être un truc par rapport à ma personnalité, enfin je sais pas. Je faisais des choses autres qu’eux. J’en sais absolument rien. Bon je ne vais pas faire ma petite psychologie de trottoir mais bon voilà.

Je me demande comment j’ai fait. Des fois je m’étonne en revenant vers le passé.

Roy : Alors je poursuis, je voulais te demander comment tu as connu les auteurs de ces romans la?

 

Alors en fait c’est Valéry Le Bonnec que j’ai rencontré pour la première fois, mais en fait on s’est rencontré près d’un an plus tard physiquement, c’était via « café-salé ». Je sais pas si tu connais.

Roy : Non

« Café salé » c’est un site international d’artistes graphistes. Ils font des artbook, depuis pas très longtemps presque 4 ans qu’ils font des artbook, peut-être même 5 ans. Avant ils faisait pas ça, c’est devenu une communauté d’artistes, un forum, où tout le monde peut montrer son travail, discuter et c’est très riche, on peut même trouver des offres d’emploi.

 

Roy : Ah ouais? Donc si je devine c’est Valéry qui avait mis une annonce ou toi tu cherchais quelque chose?

Moi j’ai mis une annonce dans un cadre professionnel. Je crois que Valéry a vu mon travail et m’a demandé si je voulais collaborer en tant qu’illustrateur pour un de ses romans mais pas pour Morrigane édition. Pour Morrigane édition, c’est Valéry qui a proposé mon travail à Morrigane édition. Ils ont aimé ce que j’avais fait pour un de ses premiers romans, un premier roman jeunesse qui s’appelle le dolmen des mystères et qu’on a auto-produit tous les deux. On a fait une collaboration longue, on n’a pas gagné grand-chose là-dessus, mais ça nous a mis le pied à l’étrier.

Roy : C’était la passerelle en fait.

Voilà, donc c’est Valéry qui m’a fait connaitre Morrigane. C’est lui qui a proposé mon travail à Morrigane il a montré ce qu’on avait fait avec le dolmen des mystères. Les éditions Morrigane m’ont contacté et m’ont demandé si ça m’intéressait, en tant que coauteur de l’œuvre, de travailler là-dessus.

 

Roy : Ça y fait le bouche à oreille.

Alors c’est des romans qui ont des registres différents, est-ce que tu as une préférence entre le style “suspens” ou plutôt “fantastique”? Toi comme ça est-ce que tu préfères dessiner un type d’histoire en particulier?

Alors un type d’histoire particulier… Moi je suis très inspiré par les œuvres fantastiques et en particulier les choses qui se passe dans un monde complètement routinier mais qui sort de l’ordinaire. Quelque chose qui bouscule la routine d’un homme lambda qui peut rentrer dans un fantastique complètement… fantasmé et formidable, complètement… incroyable quoi. Quelque chose qui a tendance à bousculer le lecteur et peut-être même à s’identifier à la personne qui subit ce fantastique à son insu.

Roy : Donc c’est carrément l’histoire de Sacha là.

Exactement, j’ai bien apprécié l’histoire et je suis rentré dedans.

Roy : Maintenant niveau technique, comment tu t’y prend pour réaliser une illustration pour ses livres? Est-ce qu’il y a des étapes fréquentes que tu reproduis tout le temps? Comment tu pourrais résumer ta manière de travailler ?

Ça été très laborieux de trouver ma manière de travailler. Quand je faisais de la bande dessinée pour moi j’ai essayé beaucoup de techniques avant de trouver vraiment les outils, la manière de travailler, qui me convenait vraiment. Une sorte de cahier des charges personnelles pour moi, pour pouvoir travailler très rapidement, sans contrainte. Ça a prit du temps. Maintenant quand j’appréhende un travail, je vais beaucoup plus vite parce que je sais ou je vais, je sais comment décortiquer l’œuvre d’une personne et pouvoir rentrer réellement dans l’histoire et arriver à proposer quelque chose de vraiment pertinent. En ce qui concerne l’or des celtes ou le fabulleux roman de Sacha, ma manière de travailler c’est… Bon ben je lis le roman bien entendu, et ensuite je vois ce qui est le plus représentatif de chaque chapitre et de préférence j’essaie de faire au moins une illustration tous les 2-3 chapitres. Pour que la personne qui lit ne soit pas trop déconnectée et qu’il y ait une continuité dans le dessin, en faisant un peu comme une image séquentielle comme il y en a dans les bandes dessinées.

Roy : Ouais ça accompagne vraiment le lecteur dans sa lecture et faut pas qu’à un moment donné l’écriture prenne le dessus sur le côté illustration.

En fait ce doit être un “tout” quoi. Il faut que l’œuvre soit vraiment reliée à l’aide d’un illustrateur. Que ça ne soit pas l’un sans l’autre. Ça peut l’être mais moi mon but sera en tant que coauteur, avec l’aide des romanciers, c’est que je fasse vraiment parti de l’œuvre.

Roy : Que tu ne sois pas juste un accessoire en plus, que l’auteur a rajouté parce que ça fait mieux.

 

Parce que ça me gêne d’être accessoire moi en tant qu’illustrateur.

Roy : Et donc quand ils t’ont proposé de travailler pour eux, ils t’ont donné une date butoir? Est-ce qu’il y avait des contraintes de temps pour travailler? Est-ce qu’ils t’ont déjà dit “voilà pour cette date il faut que ce soit prêt”?

Ils ne donnent pas vraiment de date-butoir, c’est plutôt une courbe de mois où ils disent il faudrait que tu rende ce travail dans… par exemple pour le mois de décembre. Ils me le donne 3… 3-4 mois à l’avance, et moi à ce moment-là je sais où je vais. Je sais qu’il faut que je fasse le travail à ce moment-là, et c’est une sorte de repère. Et moi ce que j’ai remarqué… dernièrement j’ai arrêté un travail avec un scénariste parce que ça allait trop loin, c’était trop long, j’ai travaillé 8 mois avec lui. Donc à la fin j’ai complètement décroché de son histoire, je n’arrivais plus à travailler sur sa bande dessinée. Je n’avais plus l’impression d’être vraiment acteur, j’avais l’air plutôt d’un exécutant. J’avais peur de le lui dire. À la fin j’ai réussi à lui faire comprendre, maintenant je ne travaille plus sur son projet. En fait moi ce que j’ai remarqué dans ma manière de travailler, c’est qu’il faut vraiment que j’ai un cahier des charges. Que j’ai un laps de temps pour faire le travail et à ce moment-là que je me perds, c’est-à-dire que je vis le bouquin.

Je sais qu’il faut que je le fasse, je rentre dans l’œuvre et je dois le dessiner, je dois le penser, je dois vraiment travailler dessus et je ne démords pas. Quand c’est comme ça, je rends l’œuvre à temps.

Roy : Ok, et donc tu as une grosse part de maturation. Tu lis l’œuvre, et tu t’imprègnes de ce personnage et tu visualise la tête qu’il a et tout pour créer ton image de ce perso. Concernant Sacha par exemple, il n’y avait pas de description précise de ce perso dans le roman.

Alors là j’ai pas vraiment eu le choix. En fait Sacha est aussi le fils d’Angélique Barberat. Ce livre parle d’un de ses enfants. Je crois qu’elle a 6 enfants et de ses 6 enfants, il y en a eu qu’un seul qui aime lire. Et elle voulait… en fait le livre c’est en hommage à son fils pour l’aider à lire.

Roy : Pour l’aider à lire ? C’est assez marrant parce que le personnage au début n’aime pas lire.

 

Elle a fait lire son roman à son fils et à la fin il en veut un autre. Il a bien aimé le roman. Il a eu en main, il a vu les illustrations et il s’est reconnu. En fait elle m’a donné 2 photos de lui, j’avais le choix entre deux possibilités et j’ai fait avec. J’ai pas voulu qu’il soit ressemblant, mais je voulais qu’il sente que ça parlait de lui.

Roy : D’accord, donc tu as repris quelques traits et tu les as mélangés avec un autre visage?

Voilà, la chevelure abondante son air un peu taquin du garçon là, je l’ai repris.

Roy : Le bras cassé peut-être?

Ouais le bras cassé, c’était déjà écrit dans le roman. Quand on lit un roman on a intérêt à bien surligner avec un marqueur toutes les données du personnage.

Roy : Ouais pour pas créer d’incohérences j’imagine. Voilà et donc dans cet échange que t’as avec un auteur, quand tu travailles comme ça avec une personne sur un projet de roman, qu’est-ce que tu en retires toi d’enrichissant de cette confrontation entre le récit et l’illustration? Entre la relation écrivain-dessinateur ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu trouves intéressant dans cet échange là (entre l’écrivain et le dessinateur)?

En fait… Je sais pas comment j’appellerai ça. Mais ce serait une abandon de soi.

Roy : Une abandon?

En fait, j’ai l’œuvre de quelqu’un, ce n’est pas la mienne. Moi je dois abandonner mon ego et rentrer là-dedans à ce moment-là il faut que j’imagine comment je vais ressentir l’œuvre de la personne. J’abandonne mes préjugés, je lis, et s’il y a quelque chose qui me touche… Mais il y a aussi des œuvres qui ne me toucheront pas. À partir du moment où l’œuvre commencera à me toucher, à partir du moment où je commence à être agacé par le personnage ou à commencer à l’aimer, à ce moment-là oui je m’investis dans le projet.

Roy : D’accord, c’est vraiment du domaine de… ça relève d’une sorte de compassion très élevée avec la personne qui a créé l’œuvre. C’est un peu comme si tu rentrais dans sa tête à ce moment-là.

Voilà c’est une forme d’empathie un peu trop élevée. C’est pour ça que c’est très difficile pour moi de dire non au scénariste et d’arrêter. C’est là première fois que je décide d’arrêter de travailler avec quelqu’un.

Roy : Ah tu parles de ton histoire avec ce monsieur qui avait un rythme un peu trop élevé?

Il voulait trop de choses, moi j’arrivais pas à rentrer.

Roy : Donc que, je voulais te demander aussi sur le fait de dessiner plus généralement. Qu’est-ce que tu en retires de satisfaisant. Quand tu as terminé un travail, pendant son exécution ou à la fin, qu’est-ce que tu ressens du fait d’être en train de dessiner ou d’avoir accompli quelque chose ?

Alors en fait c’est un sentiment très ambivalent. Des moments de frustration totale et de plaisir mélangés. Le plaisir c’est surtout quand je fais l’encrage. Avant je n’aimais pas l’exécution, quand j’ai commencé à trouver mon outil de prédilection pour travailler, qui est le feutre-pinceau, j’ai commencé à apprécier l’exécution. L’encrage, de prendre le temps, prendre le temps aussi de réparer les petites erreurs, de mettre un peu de blanc par-ci par là, de peaufiner… Peaufiner, voilà !

 

Roy : Et peaufiner, c’est ce que t’aimes?

Je suis très très méthodique, très comment dire…

Roy : Minutieux, perfectionniste…

 

« Perfectionniste », faut pas exagérer. Minutieux oui.

Le crayonné c’est toujours agréable de le faire mais j’ai toujours tendance à vouloir travailler vite. J’ai envie de me mettre vite à l’encrage après. Et c’est vrai que c’est très frustrant de rester au crayon tout le temps, tout le temps, tout le temps…

Roy : Et donc tu dirais que au départ l’encrage était ta principale difficulté ou tu en as rencontré d’autres? Est-ce que c’était une technique à apprendre et à appliquer ? Ou un état d’esprit à avoir ?

En ce qui concerne l’état d’esprit à avoir, souvent quand je dessine c’est des fois une très grande souffrance de dessiner. Parce que des fois ça n’arrive pas et j’ai envie d’y arriver et ça marche pas et j’ai envie de recommencer. Et même quand l’encrage est terminé, je trouve qu’il y a quelque chose qui cloche. J’ai souvent envie de refaire quelque chose juste derrière. C’est pour ça que, à un moment donné, j’étais vraiment dans l’inactivité, je ne travaillais pas, j’étais au chômage comme beaucoup. J’avais un travail, mais ce n’était pas un travail très intéressant.

Et en 2010 je n’ai quasiment pas travaillé. Et je me suis dit « il ne faut pas que tu restes dans l’inactivité, il ne faut pas que tu arrêtes de dessiner. » Et, j’aime bien me mettre des défis même dans le dessin et j’aime bien me mettre des défis dans tout ce que je fais, pour me sentir… je sais pas moi, me sentir vivant. J’en sais rien !

En tout cas là en 2010, j’ai confectionné 365 dessins en une année, je faisais un dessin par jour.

Roy : Ah c’est énorme ça! Je savais pas dit donc !

Tu regardes sur mon blog ça s’appelle « 365 humains », et tu verras 365 humains ! Alignés ! Et j’en ai bien profité et en plus pendant ce projet il y a mon fils qui est né. Et il est rentré carrément la dedans. Et maintenant je me suis attelé à le dessiner tous les mois pendant 20 ans.

Roy : D’accord. C’est un beau défi je trouve, de dessiner son fiston au fur et à mesure qu’il grandit.

En tout cas il faut qu’il me le dise si il en a marre que je le dessine.

Roy : Déjà t’as le temps jusqu’à ce qu’il apprenne à parler.

 

Après il aura pas le choix. On va attendre qu’il ait conscience de lui-même et conscience que je le dessine. Et puis peut-être qu’à un moment donné il va me dire “bon papa…maintenant t’es chiant”. Je dirai “ok j’arrête mais alors tout ce que j’ai fait ce sera pour toi”.

Roy : C’est une belle façon de prouver son amour à son enfant je trouve. On verra quand j’en aurait un.

Roy : Bon ben voilà j’en ai terminé avec mon interview. Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions avec autant de franchise, de gentillesse, de spontanéité, c’est agréable quand c’est vivant comme ça… merci pour tout, namaste!

 

Roy : Pour les lecteurs qui ont vu cette interview et qui voudraient avoir des nouvelles de mon invité, vous pouvez aller voir son blog qui s’appelle “akicraveri.over-blog.com”

 

Roy : Tu sais j’avais beaucoup de mal à prononcer ton pseudo pendant un petit moment ! Donc “akicraveri.over-blog.com”, si vous voulez des nouvelles de Pascal. Et voilà il ne me reste plus qu’à te souhaiter de faire de bonnes ventes avec ton livre et à vivre la vie que tu veux avec tes dessins, et une bonne continuation dans l’éducation de ton fiston, ça a l’air bien parti!

Merci