Vaincre le Syndrome de la Page Blanche en Dessin

By Olga Pacouret | Réflexion

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Un petit test pour se lancer tranquillement ?

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Jan 02
vaincre le syndrome de la page blanche

Dîtes au revoir aux pannes d’inspirations

Qu’est-ce que c’est frustrant et énervant ! La feuille devant les yeux, le regard fixe, et l’inspiration au fond des chaussettes. Il n’y a rien à faire, les idées ne viennent pas, la page reste blanche. C’est la panne. Connaissez-vous cette angoisse ? Avez-vous déjà expérimenté le syndrome de la page blanche ? D’où peut-il bien venir, celui-là ? Quelles en sont les causes ? Mais surtout, comment le vaincre et lui dire au revoir pour de bon ? J’ai peut-être bien 2 ou 3 astuces sous le coude (terriblement efficaces) à vous partager. Suivez-moi !

Qu’est-ce que l’angoisse de la feuille blanche ?

L’angoisse de la page blanche – aussi connue sous le nom de leucosélophobie – se traduit par une incapacité à entamer ou continuer une œuvre artistique. Je parle ici du dessin, puisque c’est mon domaine, mais c’est tout aussi valable pour la peinture, la sculpture, l’écriture, etc.

Elle peut pointer le bout de son nez sans prévenir, quel que soit notre niveau ou notre degré d’expérience. Je dirais même que chaque artiste la vivra au moins une fois dans sa carrière.

Si cette panne d’inspiration peut être occasionnelle, elle est, chez certaines personnes, beaucoup plus persistante. En effet, elle peut durer de quelques heures ou quelques jours à plusieurs semaines, mois, voire années.

De la même manière, elle peut survenir une fois ou deux, comme être (péniblement) récurrente.

Mais d’où vient ce fichu syndrome de la page blanche ?

D’où vient ce blocage artistique ?

Quelles en sont les causes ? Les origines ?

Je suppose que vous me voyez venir… Eh oui, elles sont très nombreuses et varient grandement d’une personne à l’autre (et parfois d’une période à une autre, chez le même dessinateur).

Mais en voici les principales :

  • l’épuisement physique et/ou mental → quand le corps n’est pas en bonne santé, la créativité en est toujours impactée, les pannes d’inspirations sont alors très courantes ;
  • le surmenage (à l’école ou au travail) → pour les mêmes raisons, le corps est en mode survie, le cerveau a souvent d’autres préoccupations plus urgentes que de faire travailler son imagination ;
  • la peur → de ne pas réussir, de se lancer, de mal faire, etc., l’angoisse a tendance à paralyser et bloquer tout processus artistique ;
  • un mauvais environnement → si vous détestez votre lieu de travail/de création, si vous ne vous y sentez pas bien, s’il ne vous stimule pas, il vous sera plus difficile de trouver l’envie et l’inspiration ;
  • le perfectionnisme → aïe, celui-là il fait mal, on le connaît bien (malheureusement) et, comme la peur, il nous bride à cause d’attentes trop élevées, de comparaisons peu raisonnables, etc.
  • les tracas du quotidien → on ne les soupçonne pas toujours, pourtant nos soucis personnels ou professionnels nous jouent parfois des tours, nous nous laissons distraire et polluer par toutes nos pensées, ce qui se répercute sur notre art ;
  • etc.

Bref, il doit certainement exister autant de raisons aux pannes d’inspiration que d’artistes qui en souffrent.

Alors, ce qui nous intéresse surtout, c’est de savoir comment vaincre ce satané syndrome de la page blanche.

Comment vaincre le syndrome de la page blanche en dessin ? 7 solutions efficaces

C’est là que j’ai ma petite botte secrète !

Car oui (alléluia), il existe bien des solutions efficaces pour en venir à bout. En voici un petit florilège.

1. S’accorder une pause pour s’aérer l’esprit

Inutile de vous torturer devant ce blanc infini. « Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas », comme on dit.

Accordez-vous une pause :

  • retrouvez des amis ou de la famille pour un moment de joie ;
  • allez marcher avec ou sans musique dans les oreilles pour laisser votre esprit vagabonder ;
  • prenez une douche (qui n’a jamais eu une idée de génie sous la douche ?) ;

Bref, laissez s’aérer votre cerveau pour lui donner la place de penser et d’imaginer. Cela suffit parfois à retrouver l’inspiration.

2. S’inspirer des autres pour booster sa créativité

Je trouve que regarder et s’imprégner du travail d’autres artistes est parfois redoutablement efficace pour faire naître de nouvelles idées.

Vous pouvez vous balader sur Pinterest, naviguer sur Instagram, flâner dans un bon bouquin ou même errer dans les allées d’un musée en centre-ville.

Se nourrir de l’art est indispensable pour développer sa créativité. Cela nous crée une bibliothèque de références. C’est une source précieuse de nouvelles techniques à essayer, de couleurs à intégrer, de matériaux à expérimenter …

Vous pouvez tout à fait “recopier” une œuvre qui vous plaît pour vous mettre en route et faire revenir tout doucement votre imagination à vous.

3. Aménager un atelier favorable à la création et à l’imagination

Vous aimez le bazar et les couleurs partout ? Apporter de la joie et de l’excentrisme dans votre atelier ! Vos yeux et votre esprit seront stimulés dès que vous entrez dans ce lieu.

Vous avez plutôt besoin, au contraire, d’ordre, d’espace et de clarté pour pouvoir vous concentrer ? Créez-vous un espace bien rangé, où chaque chose est à sa place. Pas de distraction possible, vous êtes à 100% dans ce que vous faites.

L’angoisse de la page blanche n’a qu’à bien se tenir.

4. Mettre en place une routine de dessin pour vaincre le manque d’inspiration

Ah ! Voilà une autre solution que j’aime beaucoup : les rituels.

Le cerveau n’aime pas l’inconnu. Il préfère l’éviter et s’en protéger. Instaurer une routine est alors un moyen formidable de contourner ce frein et garder une pratique régulière du dessin.

Cet article Apprendre à dessiner au petit dej’ vous aidera à mettre en place un rendez-vous chaque matin pour dessiner tous les jours. L’important n’est pas le résultat, mais la pratique. La pression de l’œuvre originale redescend, et l’angoisse de la page blanche avec.

5. Ressortir ses vieux dessins pour raviver la flamme

Si vous êtes bloqués devant votre carnet de croquis parce que vous ne savez plus quoi inventer : tentez de ressortir vos vieux dessins.

Choisissez-en un pour le retravailler et le remettre au goût du jour. Ainsi, vous n’avez pas peur de vous lancer ni de manquer d’inspiration. Tout est là, il n’y a plus qu’à.

6. Changer son angle d’attaque pour battre le syndrome de la page blanche

Et si vous regardiez votre processus créatif d’un œil neuf ? Nous avons tendance à suivre le même rituel à chaque fois que nous nous installons derrière notre feuille.

La prochaine fois, au lieu de reproduire le même schéma et risquer de bloquer sur votre manque d’inspiration ou votre peur de rater, essayez plutôt ces quelques astuces :

  • tracez un trait ou une éraflure au hasard sur votre feuille, oui comme ça, n’importe où – ainsi la page n’est plus blanche et c’est moins difficile de commencer ;
  • commencez par dessiner les espaces vides (négatifs), c’est l’une des techniques du cerveau droit pour changer sa perception et trouver plus facilement l’inspiration ;
  • si vous travaillez avec un modèle, retournez-le, mettez-lui la tête à l’envers (bon, pas un modèle vivant, on est d’accord) – là aussi, cela stoppera la réflexion de l’hémisphère gauche de votre cerveau et débloquera votre mental.

7. S’échauffer (comme au sport) avant sa séance de dessin

Eh oui, le syndrome de la page blanche vient aussi, parfois, du manque de pratique. On ne sait pas par où commencer, ou bien on craint de ne pas réussir à retranscrire ce que nous avons dans la tête.

Pour cela, rien de tel que de s’échauffer avec des exercices de gribouillage (comme le Zentangle par exemple). On se lance dans le dessin sans enjeux et sans vraiment s’en apercevoir. Les idées peuvent alors arriver tranquillement et sans stress.

Alors ?

Prêts à enterrer votre angoisse de la feuille blanche ? Quelle solution vous parle le plus ? En avez-vous déjà testé 1 ou 2 ?

N’hésitez pas à enregistrer cet article et à y revenir dès que vous en ressentez le besoin. Essayez une méthode, puis une autre et gardez celle(s) qui vous correspond(ent) le mieux.

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